mardi 21 avril 2015

Les dix mots clefs d’une conjointe accompagnatrice multi-expatriée

Dix mots clefs d'une conjointe accompagnatrice expatriée

Voici mes dix mots clefs de conjointe accompagnatrice multi-expatriée qui définissent la réalité de mon quotidien.

1- Blog

Mon blog a été un élément essentiel de mon bien-être à l’étranger. D’ailleurs ce n’est pas pour rien si je blogue depuis bientôt cinq ans, ce qui sur l’échelle du blogging n’est pas rien, car la durée de vie moyenne d’un blog est de 3 à 6 mois. 
Vous vous demandez, ce que bloguer m’a apporté ? C’est un sujet de billet en soi dont j’ai déjà parlé par ailleurs, mais pour résumer bloguer en expatriation permet de se donner une routine, de développer des compétences professionnelles en communication, en marketing et webmarketing, de dégager du temps pour soi, de se donner des objectifs personnels et professionnels, de rencontrer de nouvelles personnes localement et globalement, de partager ses découvertes, etc … Mais un des principaux avantages du blogging est sa portabilité. Quand on est multi-expat, c’est plutôt important, non ? 

2- Créativité

Dans l’imaginaire collectif, femme + expatriation + créativité = peinture sur soie, céramique et noeuds chinois. Sauf que je trouve cette conception un peu années 50 et que créativité ne rime pas qu’avec macramé ! Mais ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les activités Do It Yourself. Simplement, je trouve que cette vision de la conjointe accompagnatrice est très réductrice et renvoie la femme expat à ses fourneaux, si je puis dire … Selon moi, la créativité signifie bien plus que cela. C’est aussi trouver des solutions originales à ses difficultés. C’est penser en dehors du cadre que la société nous impose, c’est sortir de sa zone de confort pour régler ses problèmes, c’est retourner une situation défavorable ou inconfortable en sa faveur. Et vivre dans un contexte d’expatriation récurrente nous oblige à développer ce type de créativité. D’ailleurs une étude scientifique très sérieuse l’a démontré et je ne suis pas surprise par de telles conclusions.

3- Distance / Décalage

En expatriation, elle est toujours là, la distance. Elle est d’abord physique : on a mis des milliers de km entre soi et les siens. Elle est aussi symbolique et le mot distance devient décalage. On est en décalage avec son nouvel environnement culturel, avec sa famille et ses amis restés au pays, avec son conjoint qui est aspiré par son activité professionnelle, avec ses enfants qui telles des éponges se fondent à vitesse grand V dans la culture locale oubliant leurs racines, les vôtres.

4- Doute

Ce mot va de paire avec le précédent. Ils fonctionnent un peu comme les personnages de Dupont et Dupond dans Tintin. Après le décalage, le doute vous prend à la gorge mais grâce à la créativité (voir plus haut) qui est en chacune de nous, on lui tord le cou ! Et on passe à l’étape suivante.

5- Écriture

Tout comme le blogging, l’écriture (créative et non-fictionnelle) a été un élément facilitateur dans mon quotidien de conjointe accompagnatrice multi-expatriée. Cette activité d’abord très personnelle est devenue mon activité professionnelle avec la création de Writer Forever. Elle est devenue mon fil d’Ariane dans un contexte de mobilité récurrente et m’a apporté une stabilité professionnelle et émotionnelle au quotidien. L’écriture m’a permis de réduire la distance physique,  les décalages symboliques et de limiter le doute.

6- Flexibilité

Elle fait partie du quotidien de toutes les femmes. Mais en expatriation, je trouve qu’elle prend une autre dimension, comme si on passait en 3D ! D’ailleurs, c’est un danger car cela peut nous amener à accepter des activités ou des situations qu’au fond de nous on ne souhaite pas. Alors, oui à la flexibilité mais pas trop non plus.

7- Humeur

Elle peut être très variable en expatriation et elle est intrinsèquement liée à ce fameux choc culturel qui peut nous jouer des tours. Lorsqu’on est multi-expatrié, il faut apprendre à surfer sur la fameuse courbe en U du choc culturel qui se répète au gré des déménagements internationaux. 

8- Résilience

D’après mon dictionnaire, la résilience est l’ « aptitude à faire face avec succès à une situation représentant un stress intense en raison de sa nocivité ou du risque qu'elle représente, ainsi qu'à se ressaisir, à s'adapter et à réussir à vivre et à se développer positivement en dépit de ces circonstances défavorables ». D’abord utilisé en physique des matériaux pour la résistance aux chocs, ce terme s’emploie désormais aussi en psychologie. Sa définition correspond particulièrement bien à ce par quoi passe les expatriés et les multi-expatriés lors de l’étape de la transition culturelle. Tout cela pour dire qu’il y a de l’espoir : l’être humain s’adapte à toutes les situations. C’est ce qui me permet désormais de garder une humeur constante : je sais que je suis résiliente !

9- Solitude

Qu’on le veuille ou non, en expatriation on est toujours plus ou moins seul, notamment au début. Lors de ma première expatriation en Norvège (en couple et sans enfant), je me rappelle avoir passé plusieurs jours d’affilée sans parler à personne, sans comprendre personne … Soit on apprend à vivre avec, soit on trouve des solutions. En ce qui me concerne, je navigue entre les deux et ça me va bien. 

10- Travail

Le travail ou l’emploi peut selon les cas être un problème pour les conjoints accompagnateurs expatriés et multi-expatriés. Cela en fut un pour moi pendant longtemps, car je souhaitais continuer à travailler au sens classique du terme. Or cela n’a pas toujours été possible. Je crois qu’au fil du temps la notion même de travail et la conception que j’en avais a énormément évolué. Je n’en ai sans doute plus une définition classique, ce qui m’a d’ailleurs amené à créer une activité portable et pérenne conciliable avec mon mode de vie. Ce qui est énervant au quotidien, c’est la vision qu’on les autres de votre activité. Car il ne faut pas se voiler la face, la plupart de mes interlocuteurs actifs (salariés) pensent que je ne travaille pas (traduction : que je n’en fous pas une, que j’ai trop de la chance de me la couler douce). Sauf que …, c’est tout le contraire !


Voilà, c’était mes 10 mots clefs de conjointe accompagnatrice multi-expatriée. Et vous, quels sont les vôtres ? N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 




mardi 14 avril 2015

La recette d'une expatriation réussie

recette d'une expatriation réussie

Aujourd'hui, je partage avec vous un texte que j'ai écrit en décembre 2014 dans le cadre du café écriture de Shanghai. Il a été publié dans les Carnets de l'AFCA* (n°86) de mars 2015. J'y aborde avec un peu d'humour ma vision de l'expatriation tout en y distillant quelques conseils pratiques de base pour bien s'y préparer. Voici donc si tant est qu'il en existe une, ma recette d'une expatriation réussie ! 


Ingrédients : 
  • un couple
  • des enfants (ou des ados pour plus de piment)
  • parents et amis
  • une destination, voulue de préférence
  • une bonne douzaine d’oeufs de la communication
  • 1 kg de courage
  • 750 g d’organisation
  • 700 g de flexibilité (prévoir un peu plus pour le conjoint accompagnateur)
  • un sachet de détermination
  • un extrait de persévérance
  • un extrait de patience
  • un brin de folie
  • plusieurs pincées de créativité, d’humour et de bonne humeur
  • un zest d’audace
Ustensiles :
  • des valises solides
  • un ou deux avions et des billets
  • un ordinateur portable
  • des téléphones mobiles
  • une ou deux tablettes
  • une très bonne connexion internet
Temps de préparation : 
  • au moins six mois en théorie
  • beaucoup moins dans la pratique
Temps de cuisson :
  • variable en fonction de la destination
  • bien surveillé le début de la cuisson pour éviter tout risque de débordement (burn out, dépression)
Temps de réalisation :
  • 6 mois à un an pour l’adaptation
  • un an et demie pour la dégustation
  • 6 mois pour la préparation au retour ou à un nouveau départ
Préparation 
  • Avec votre conjoint et vos enfants, cassez les oeufs de la communication et séparez l’écoute et la discussion. Mélangez l’écoute avec 500 grammes de courage. Rajoutez la destination sans oublier le sachet de détermination, essentielle à l’ensemble du projet. Réservez les 500 grammes de courage restant pour plus tard. Vous en aurez besoin. Travaillez suffisamment longtemps ce mélange jusqu’à ce que vous obteniez la bonne décision. Ajoutez progressivement l’organisation. Réservez.
  • Battre très ferme la discussion. Quand elle commence à monter, ajoutez deux cuillers à café de courage supplémentaire. 
  • Incorporez délicatement les deux mélanges obtenus précédemment. Présentez le tout à votre famille et à vos amis et incorporez les doucement à leur tour. Laissez reposer le tout pendant quelques temps, histoire que tout le monde s’habitue à cette nouvelle donne. Observez et écoutez les réactions.
  • Faites chauffer l’ambiance en obtenant un maximum d’information sur votre destination. Les plus chanceux auront pu goûter à un échantillon de la préparation grâce à un voyage découverte. N’oubliez pas d’intégrer vos enfants ou ados à cette étape de la préparation.
  • Prélevez un peu d’organisation auquel vous ajoutez un extrait de persévérance. Vous obtiendrez les passeports, les visas, les billets d’avion, les inscriptions à l’école, les devis de déménageurs, les bilans médicaux, la mise en vente ou en location de votre logement, etc …
  • Utilisez encore quelques grammes d’organisation, un brin de folie et une pincée de créativité pour planifier des fêtes d’au revoir pour vous, votre famille et vos amis mais aussi pour vos enfants et leurs tribus de copains. 
  • Beurrez vos valises, versez-y la préparation mais aussi tous vos espoirs, le zest d’audace et une bonne dose de flexibilité. Enfournez le tout dans l’avion.
Décoration par le conjoint accompagnateur 
  • Laissez refroidir la préparation.  Profitez-en pour prendre le temps de vous installer, de découvrir votre nouvel environnement, de prendre vos marques et de créer un réseau et des routines pour toute la famille. Ce sera la base de votre décoration. 
  • En parallèle, vous pouvez commencer à apprendre la langue du pays. C’est ainsi que vous allez pouvoir incorporer de nouveaux ingrédients et donner une saveur unique à votre parcours personnel et professionnel.  
  • Puisez dans votre stock de flexibilité, de créativité et d’audace pour réfléchir à votre projet personnel dans le cadre de cette expatriation. Vous allez créer une recette à votre image.
  • Veillez aux débordements éventuels de la garniture du au choc culturel inévitable que vous vivrez lors de la première année. Rajoutez un peu d’extrait de patience dans votre thé ou café quotidien.
  • Saupoudrez le tout avec une bonne dose d’humour et vous passerez le cap sans difficultés.
  • Pensez à renouveler sans cesse votre stock de communication pour l’utiliser à bonne escient avec votre conjoint et votre progéniture.
Dégustation en famille 
  • Dégustez avec votre conjoint et vos enfants en visitant largement votre pays d’accueil. Profitez et concentrez-vous sur les aspects positifs de cette nouvelle vie à l’étranger.
  • Sans en abuser, incorporez régulièrement vos parents et amis en leur faisant goûter votre nouveau mode de vie.
  • Gardez le contact avec eux en utilisant sans exagérer de nouveaux ustensiles de cuisine : skype, Facetime, e-mail, blog, newsletter et compagnie.
Conseil de conservation 
  • Veillez à la date limite de consommation et pensez dès votre départ … à votre retour.

Et vous, avez-vous des "recettes" pour vivre sereinement votre séjour à l'étranger ? N'hésitez pas à les partager dans les commentaires. 

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation ! 

*AFCA : Association Française des Conjoints d'Agents du Ministère des Affaires Étrangères

lundi 6 avril 2015

Qui fait quoi en expatriation ?

Qui fait quoi en expatriation ?

En cette période de préparation à une expatriation, à un retour d’expatriation ou à une transition vers un nouveau pays d’accueil (pour les multi-expats), il est l'heure de se poser la question suivante : qui fait quoi dans le couple expatrié ? 

J’ai essayé de poser les questions de la manière la plus anonyme possible. L’objectif est simplement de mettre en relief le rôle de chacun pour qu’au final, en fonction des situations, une certaine forme d’équilibre soit rétablie si nécessaire. À vous de jouer !

Déménagement de la France vers l’étranger, d’un pays étranger à l’autre, de retour d’expat
Qui prend contact par e-mail ou téléphone avec les sociétés de déménagement pour obtenir des devis ?
Qui reçoit une par une ces entreprises pour l’estimation du cubage ?
Qui réalise le suivi avec les entreprises de déménagement ?
Qui fait le tri entre ce qui doit être emmené, revendu, donné ?
Qui revend ou donne (avec tout ce que cela implique) ?
Qui le jour du déménagement est là de bout en bout ?
Qui le jour de l’emménagement est là de bout en bout ?

Recherche du logement en expatriation et retour d’expatriation
Qui réalise les recherches pour savoir où habiter à l’étranger ou de retour en France ?
Qui recherche concrètement le logement une fois sur place à l’étranger ?
Qui prend contact avec des personnes localement pour obtenir des infos et avoir un ressenti afin de prendre les meilleures décisions ?

Recherche d’école
Qui fait la recherche / sélection des écoles à l’étranger (expatriation) ou en France (retour d’expat) ?
Qui prépare les dossiers d’inscription dans de nouvelleS écoleS à l’étranger (expatriation) ou en France (retour d’expat) ?
Qui fait  en conséquence le suivi téléphonique et par e-mail pour que tous les documents et renseignements arrivent à bon port et que l’inscription se finalise ?
Qui réalise les visites des écoles pendant un séjour en France un an ou six mois avant le retour dans le cas d’un retour d’expat ?
Qui prend les RDV en amont pour ces visites ?
Qui fait les recherches en cas de changement d’école pendant le séjour à l’étranger (oui, ça arrive) ?

Suivi scolaire au quotidien à l’étranger
Qui à l’étranger assure le relationnel avec l’école d’un point de vue administratif, souvent dans une langue étrangère ?
Qui va aux réunions parents-prof autrement dit assure le suivi académique, souvent dans une langue étrangère ?
Qui explique et vérifie les devoirs au quotidien (dans une langue étrangère si votre enfant est dans une école locale ou internationale) ?
Qui fait les cours de français du CNED ou tout autre organisme d’enseignement du français à distance, le week-end et pendant les vacances scolaires (si votre enfant est dans une école locale ou internationale) ?
Qui réalise le suivi et la gestion administrative avec le CNED ou tout autre organisme d’enseignement du français à distance ?
Qui emmène les enfants à l’école, aux entraînements du soir et du week-end, aux playdates et aux anniversaires ?

Vie quotidienne
Qui apprend la langue étrangère du pays d’accueil ? 
Qui explore le quartier et la ville pour trouver les meilleures adresses dans tous les domaines de la vie quotidienne ?
Qui fait les courses dans trois voire quatre supermarchés différents pour réussir à faire des menus équilibrés et maintenir une routine alimentaire à la française ?
Qui paient les factures d’électricité, d’eau, de téléphone dans une langue étrangère ?
Qui assure le relationnel et le suivi administratif avec le propriétaire du logement à l’étranger dans une langue étrangère ?
Qui enquête pour trouver le meilleur médecin, dentiste, orthodontiste, hôpital à l’étranger ?
Qui gère le suivi médical et dentaire des enfants à l’étranger (donc dans une langue étrangère) ?
Qui assure le suivi administratif avec son assurance médicale privée et/ou sa mutuelle compte tenu du décalage horaire ?
Qui gère les comptes ?
Qui paie les impôts et autres taxes en France et/ou à l’étranger ?
Qui assure le suivi administratif de votre logement en France si vous ne l’avez pas vendu avant votre départ ?

Vie sociale et familiale
Qui entretien les relations familiales et amicales à distance par Skype, FaceTime, e-mail, newsletter, blog et compagnie ?
Qui crée un nouveau réseau social et amical à chaque expatriation ?
Qui organise les fêtes d’anniversaire des enfants, les fêtes d’au revoir, les playdates pour qu’ils se fassent des amis ?
Qui achètent sur place (donc à l’étranger) les cadeaux de noël et d’anniversaire de la part de toute la famille restée en France ? 
Qui achètent les cadeaux pour la famille en France (noël et anniversaires) et les envoient depuis l’étranger ?
Qui organise les vacances et les voyages en France et à l’étranger ?

Emploi
Qui travaille à plein temps ?
Qui est le salarié expatrié ?
Qui cherche du travail ?
Qui n’a pas le droit de travailler ?

D’autres questions vous viennent à l’esprit ? Rajoutez-les en commentaire.

Partageons notre expérience pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 30 mars 2015

Infographie : l'expatriation des retraités

L'expatriation ne concerne pas que les jeunes diplômés et les cadres supérieurs souhaitant booster leurs carrières. Elle concerne aussi de plus en plus les jeunes retraités.


D'après le sondage Opinion Way mené pour Mysilverway auprès de 911 personnes, un français de plus de 50 ans sur trois serait tenté de passer sa retraite à l'étranger. L'infographie de Mysilverway nous renseigne sur cette tendance, qui si elle n'est pas entièrement nouvelle, prendra très certainement encore plus d'ampleur dans les années à venir.

L'expatriation des seniors retraite à l'étranger
Infographie : l'expatriation des seniors 
Source infographie : Mysilverway

lundi 23 mars 2015

Mon interview sur Calliframe


Christelle Bourgeois, webdesigner, est la fondatrice du site Calliframe. Sur son blog intégré, elle tient une rubrique intitulée « Découvrir la vie d’expat ». Elle m’a interviewé sur mon parcours d’expatriée et les aspects créatifs de mon quotidien d’écrivain

Merci Christelle pour cet entretien pas comme les autres qui se penche sur la question de la créativité en expatriation

Merci de diffuser, de partager, de liker, de twitter !!!

Crédit Photo : Free Digital Photos


mercredi 18 mars 2015

Chroniques shanghaiennes : Dongtai market

Hier, j'ai profité d'une éclaircie pour découvrir le Dongtai market. Traduction : le marché aux puces ou aux antiquités de Shanghai. En route pour une petite visite guidée !


Ne vous attendez pas à un grand marché comme ceux que l'on peut visiter à Pékin. Celui-ci s'étale sur deux petites rues qui forment un croisement à partir de Zizhong Lu. Vous n'en aurez donc pas pour longtemps à faire le tour des minuscules échoppes qui s'enchevêtrent les unes aux autres, à moins bien sûr que vous ayez envie de traîner. Je vous conseille donc de grouper cette visite avec une promenade dans Xitiandi, par exemple, qui n'est pas très loin.

Chaque échoppe a son créneau : certaines ne vendent que des théières et des statuettes de Mao sous tous les formats tandis que d'autres se spécialisent dans les articles de bureau des années 70 : vieux téléphones à cadran, vieilles machines à écrire, etc ... Bref, si vous avez une âme de brocanteur, la patience d'une mère de famille et que vous baragouiner quelques mots de chinois pour négocier un bon prix, vous y trouverez votre bonheur ! Par curiosité, j'ai demandé le prix d'un pinceau chinois qui ne payait pas de mine et la gentille petite dame m'a demandé 95 RMB. Je n'ai même pas cherché à négocier car je peux trouver le même moins cher, en meilleur état et plus joli dans mon quartier, donc sans les frais de déplacement (taxi) !

Shanghai : Dongtai Market - marché aux antiquités

Shanghai : Dongtai Market - marché aux antiquités


Finalement ce qui m'a le plus plu, c'est l'ambiance du marché plus que la quincaille qui y est vendue. J'ai aimé observer les propriétaires endormis dans des fauteuils dépenaillés, ou encore les hommes jouant aux cartes ou au Majhong tandis que les vielles femmes faisaient la causette et que les plus jeunes cousaient sur leurs genoux, ou plus fréquemment dévoraient des yeux leurs smartphones en continue.

Bref, un petit endroit à visiter d'autant qu'il est, paraît-il, voué à disparaître sous peu en raison d'une "rénovation" prochaine du quartier.

Bonne visite !
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