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lundi 12 janvier 2015

Interview avec Isabelle Guglielmi, fondatrice d'Amériksanté

Isabelle Gugliemi

Dans le cadre de mes « interviews d’expat », je privilégie des parcours de qualité en fonction des demandes qui me sont faites mais aussi et surtout en fonction de mes envies et de mon souhait de montrer la diversité des expériences possibles. Dans le cadre de ces entretiens, je vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat auto-entrepreneur,  et très souvent les deux en même temps afin de mieux comprendre la vie au quotidien en expatriation et parfois au retour de celle-ci (impatriation). Ces interviews démontrent que l’on peut être une conjointe d’expatrié, se réaliser professionnellement et avancer dans sa vie active. 


Ce mois-ci, j’ai rencontré Isabelle Guglielmi, pharmacienne et fondatrice d’Amériksanté qui s’adresse aux francophones qui vivent ou voyagent aux Etats-Unis.

Expat Forever : Bonjour Isabelle. D’où êtes-vous originaire ?
Isabelle Guglielmi : Bonjour Véronique et merci de m’accueillir sur votre blog. Je suis née à Versailles,et j’y ai grandi jusqu’à l’âge de 11 ans. Puis, nous sommes partis habiter Lyon. J’y ai fait tout mon collège, mon lycée et mes études supérieures … donc je me sens beaucoup plus lyonnaise. Je suis mariée et j’ai quatre enfants.

EF : Où vivez-vous actuellement et depuis combien de temps ? 
IG : Nous habitons dans la banlieue de Kansas City aux Etats-Unis. La ville se situe dans l’État du Missouri mais nous vivons dans l’État du Kansas à 10 kilomètres.

EF : Pouvez-vous retracer brièvement votre parcours d’expatriée?
IG : Je suis d’abord partie en Suisse pour effectuer mon stage de fin d’études de pharmacie. En 1995, je suis partie avec mon mari en CSN au Maroc à Casablanca. Nous y sommes restés 16 mois. Lentreprise avec laquelle mon mari était parti en CSN la embauché et nous avons atterris à Grenoble que je ne connaissais pas et que jai du découvrir.
C’est aussi cette même entreprise qui nous a envoyés en décembre 1999, à Taïpei (Taiwan). Nous y sommes restés trois ans et demi. Ce fut une expérience très forte que de vivre dans un environnement chinois. En 2003, nous revenions à Grenoble avec un enfant en plus (la 3ème était née là-bas). Nous avons eu cinq ans d’interlude en France et nous avons déménagé en novembre 2008 dans la Baie de San Francisco, toujours en tant qu’expatriés avec la même entreprise. Nous y sommes restés un peu moins de trois ans. En 2011, mon mari a eu une proposition d’embauche dans une autre entreprise et notre famille a atterri à Kansas City. Cette fois-ci, nous n’avions plus du tout le statut d’expatrié.

EF : Dans quel état d’esprit êtes-vous partie la première fois en expatriation et avec quels objectifs ?
IG : Au début, ma plus grande motivation était de découvrir de nouveaux horizons. C’était la même chose pour mon mari. Notre première expérience commune au Maroc nous a donnés le goût des voyages et des découvertes. Nous avons été piqués par le virus de l’expatriation. Nous avons donc saisi la première occasion pour repartir et même si Taipei ne faisait pas rêver, notre objectif était d’aller découvrir de nouvelles cultures et de vivre une vie différente.

EF : Quelles difficultés avez-vous rencontré lors de votre installation aux Etats-Unis ?
IG : Je pense qu’il y a deux choses qui m’ont freinée à mon arrivée en Californie. 
Arrivée en milieu d’année scolaire, j’ai eu beaucoup de mal à m’intégrer les premiers temps et à trouver mes marques. 
Je crois que je n’étais pas prête à assumer le choc culturel. Et pourtant, j’en avais déjà vécu un de taille à Taiwan 8 ans auparavant. Mais le choc rencontré en Californie était plus incidieux. Finalement j’ai mis du temps à comprendre les codes de mon environnement.
Il y avait tout à recréer : des amitiés, des repères et des habitudes de vie. Je crois que je m’y suis très mal prise la première année, mais ensuite, j’ai pu apprécier le mode de vie et l’environnement exceptionnel de la Californie.
Je crois aussi que cette arrivée aux Etats-Unis coïncidait aussi avec une grande période d’incertitude personnelle : je venais d’avoir un quatrième enfant, j’avais terminé un nouveau cycle d’étude à l’IAE de Grenoble et j’aurai aimé reprendre ma carrière. Cette expatriation remettait en cause cette reprise.

EF : Souhaitiez-vous travailler lors de votre arrivée ?
IG : Oui et non. Je me sentais débordée dans cette nouvelle vie et avec quatre enfants, des accompagnements à faire, un petit garçon de deux ans. Je ne voyais pas comment je pouvais m’en sortir avec un travail. Il m’a donc fallu d’abord m’acclimater à cette nouvelle vie. La seconde année, mon petit dernier est entré à l’école, j’avais donc plus de temps et je me suis investie dans l’association des parents d’élèves (PTA) de l’école franco-américaine de mes deux derniers. Cela me prenait pas mal de temps. A la fin de l’année, j’ai décidé de continuer et même de prendre encore plus de responsabilités, en devenant présidente du PTA. Mais, c’est à ce moment-là, que j’ai commencé à vouloir créer quelque chose. Je me suis rendue compte que je ne m’épanouissais pas du tout dans cette activité bénévole car elle était très prenante et peu gratifiante.

EF : Vous avez créé en 2013 un projet professionnel nomade qui s’appelle AmérikSanté. Comment et pourquoi avez-vous été amenée à développer un tel projet ?
IG : Je suis docteur en pharmacie avec un diplôme français. Celui-ci n’est pas reconnu aux Etats-Unis. Pourtant, j’ai beaucoup d’amies qui me demandent des conseils. Aux Etats-Unis, on trouve des médicaments partout, mais personne n’est là pour les présenter et donner des conseils appropriés pour les utiliser. De plus, l’offre est déroutante. En apparence, il y en a beaucoup, mais dans les faits, l’offre est plus restreinte et moins souple qu’en France par exemple. Il faut donc pouvoir composer et aussi éviter certains pièges dus à la présence en vente libre de nombreux médicaments potentiellement dangereux. L’idée de faire un site web de conseils santé est née de ce constat mais il m’a fallu du temps pour formaliser ce projet ainsi que les services que je pouvais offrir.


EF : Justement, quels genres de services proposez-vous et à qui s’adressent-ils ? 
IG : Mes services s’adressent aux francophones qui vivent ou voyagent aux Etats-Unis. J’ai rassemblé des conseils généraux mais aussi ciblés dans deux ebooks :

Ils sont tous deux en vente sur mon site AmerikSanté au format pdf et sur Amazon au format mobi (Kindle).
En 2015, je souhaite élargir mon offre de services de manière plus directe car jai souvent des questions par e-mail. Jaimerais aussi publier en version électronique et papier un troisième guide pratique sur lauto-médication aux Etats-Unis. 

EF : D’un point de vue personnel mais aussi professionnel, quels avantages trouvez-vous dans la réalisation d’un tel projet ?
IG : D’un point de vue personnel, j’ai énormément appris sur moi-même grâce à ce projet. Je choisis ce que je dois faire et c’est un avantage dans ma vie de tous les jours : cela m’apporte donc beaucoup de satisfactions et d’épanouissements. 
D’un point de vue professionnel, je pense que cela me permet de concilier ma vie de famille et ma profession. Je suis donc plus adaptable et au final, cela me permet de pouvoir mener de front cette activité et ma vie de famille. 

EF : Pensez-vous que l’expatriation rende la gestion de votre projet plus difficile ou au contraire plus facile ? Pourquoi ?
IG : Tout d’abord, je pense que sans l’expatriation, je n’en serais jamais arrivée là car je n’aurais pas eu à me remettre en question de la sorte. 
Plusieurs facteurs m’ont poussée à me lancer dans l’auto-entreprenariat : 
  • le fait de rencontrer des gens qui étaient déjà dans cette démarche-là : la Silicon Valley était un vivier d’initiatives en tout genre, notamment chez les femmes expatriées francophones.
  • être expatriée m’a incitée à m’intéresser aux techniques du web, à lancer mon propre blog (au départ, mon blog d’expat FromSide2Side) et à rencontrer via ce réseau des femmes dans le même cas que moi, comme vous par exemple (je pense que vous avez été la première). J’ai compris que j’avais un message à faire passer, que les techniques modernes pourraient m’aider.

Grâce à tout cela, je peux dire que oui, l’expatriation m’a aidé à me lancer. 
Mais ma situation géographique a parfois tendance à me freiner. Mes services s’adressent à des expatriés et à des voyageurs. Il y en a peu à Kansas City, où, il n’y a pas d’organisation d’accueil expatriés et où peu de voyageurs se rendent. La ville est très isolée en plein centre des Etats-Unis.  Je dois donc aller au delà et me faire connaître via le web. 
De plus et surtout, je n’ai pas de réseaux locaux où je peux me ressourcer et discuter de ma situation avec d’autres. Je pense toujours à la Silicon Valley, où des femmes en situation d’auto-entreprenariat se rencontrent régulièrement pour partager leurs problématiques. Cela me manque beaucoup. 

Q: Que conseillerez-vous à d’autres femmes qui s’apprêtent à suivre leur conjoint à l’étranger pour la première fois ?
IG : Je leur dirais que leur vie professionnelle ne doit pas s’arrêter avec ce départ et que grâce à l’époque  que nous vivons, il est possible de se réinventer. Il faut être solide dans sa tête et arriver avec un esprit ouvert en saisissant toutes les opportunités qui s’offrent à nous. Il faut savoir trouver cette petite étincelle qui se trouve en nous … et oser… 

EF: Quels conseils donneriez-vous à d’autres conjoints accompagnateurs souhaitant développer ou poursuivre une activité professionnelle nomade ?
IG : Mon premier conseil serait de bien définir ce qu’elles veulent développer mais aussi et surtout  de planifier, de mettre en place des stratégies de réussite en étant très claire. Ce n’est pas toujours facile et entre l’idée et la réalisation, il peut se passer beaucoup de temps. 
Mon deuxième conseil est d’ être ouverte aux nouvelles technologies et de ne pas hésiter à demander conseils. 
Enfin, la réalisation d’un tel projet ne peut pas se faire seule. Depuis deux ans, plusieurs professionnelles m’ont aidées pour mettre en place le site, mais aussi des coachs de vie qui m’ont permis d’y voir clair dans mon intention et mon positionnement par rapport à ma vie de famille notamment. Je compte encore me faire accompagner car c’est une démarche qui est difficile à mettre en place seule et à maintenir seule. 

Merci Véronique de m’avoir reçu sur votre blog Expat Forever. 

Merci Isabelle pour votre témoignage et bonne continuation. 

Vous pouvez suivre aussi Isabelle et son site Amériksanté sur sa page Facebook et son compte twitter : @ameriksante


Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

jeudi 6 novembre 2014

Halloween 2014

Oui, oui, je sais je suis en retard ... mais je ne pouvais pas ne pas partager cela avec vous ... Évidemment, ils ont été mangés depuis belle lurette !

Special thanks to Marcy, JB and Linéa for this very special treat ... We loved them all.










mardi 24 décembre 2013

Une idée de cadeau de Noël !


Le Père Noël est passé légèrement en avance cette année à la maison.

Il y a quelques jours de cela, j'ai reçu un e-mail des responsables du blog The Displaced Nation m'annonçant qu'ils avaient selectionné  mon livre Finding Your Feet In Chicago comme étant un livre à offrir dans la catégorie "handbooks & guidebooks". 

Je suis encore sur mon petit nuage.  

Bref, si vous n'avez plus d'idées et que vous avez encore des cadeaux de dernières minutes à faire, Finding Your Feet In Chicago est sans doute LA solution. 

Joyeux Noël !

PS : pour info, sachez qu'à l'occasion des fêtes de Noël , il y a un exemplaire de mon livre à gagner sur la page Facebook de Writer Forever


lundi 11 novembre 2013

Interview avec Toni Summers Hargis, auteur du “Stress-Free Guide to Studying in the States”

Toni Summers Hargis
 Une fois par mois, Expat Forever vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat auto-entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre la vie au quotidien en expatriation. Ces interviews démontrent que l’on peut être un conjoint d’expatrié et se réaliser professionnellement. 

Ce mois-ci, j’ai rencontré Toni Summers Hargis * qui est l'auteur de deux ouvrages et d'un blog a succès : Expat Mum

Toni  est britannique et vit aux Etats-Unis depuis 1990. Elle écrit et blogue avec un regard croise sur toutes les questions relatives aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Elle publie aussi très régulièrement des articles sur le site de BBC America « Mind the Gap ». Mariée à un américain et mère de trois enfants binationaux, elle affirme avec humour qu’elle « est tout juste bilingue ». Autrement dit même après 20 ans de vie aux Etats-Unis, c’est seulement maintenant qu’elle commence à comprendre les américains !

Aujourd'hui Toni nous parle de son dernier ouvrage The Stress-Free Guide to Studying in the States publié aux éditions Summertime en 2013. 

Pouvez-nous décrire en quelques phrases de quoi parle votre livre ?

The Stress-Free Guide to Studying in the States est un guide pratique pour les étudiants internationaux qui souhaitent poursuivre leurs études supérieures aux Etats-Unis. Il couvre vraiment l’ensemble du sujet de comment remplir les formulaires de candidature à comment s’inscrire à un cours en passant par la constitution des dossiers de visa. L’objectif de ce livre est de réduire au minimum le stress qui en général accompagne les processus de candidature à l’université et l’obtention des visas. Mon objectif était de donner aux lecteurs une démarche simple et pratique à suivre. 

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Toni's book 
Alors que mes propres enfants approchaient l’âge d’entrée à l’université, des enfants d’amis vivant à l’étranger ont commencé à me poser des questions à propos du système universitaire américain. Je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup d’incompréhension à propos du système éducatif américain et des étapes à franchir pour déposer un dossier de candidature à l’université. L’objectif de ce livre a toujours été de simplifier le processus d’entrée a l’université et de donner aux jeunes des clefs de lecture pour mieux gérer le processus. 

En quoi étiez-vous qualifier pour écrire ce livre ?

J’ai actuellement trois enfants dans le système éducatif américain dont un à mi-parcours à l’université. J’ai donc de bonnes connaissances en la matière. Même pour les américains, cela peut être très stressant. Alors pour les étrangers, je comprends encore mieux combien cela doit être difficile surtout si on ne parle pas la langue, si on ne comprend pas quels sont les conditions à remplir et/ou que l’on n’a aucune idée de par où commencer. De plus, je suis allée à l’université au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Je suis donc consciente des particularités de l’université américaine du point de vue de non-américains. 

En faisant mes recherches et en écrivant ce livre, j’ai obtenu de nombreux conseils de professionnels du secteur, à la fois aux Etats-Unis mais aussi à l’étranger. J’ai aussi beaucoup discuté avec des étudiants internationaux inscrits dans des universités américaines et j’ai appris de leurs expériences, que je partage d’ailleurs tout au long du livre. 

Qu’est-ce qui vous a fait penser que qu’il y avait un marché pour votre livre ?

Quand plus qu’une poignée de personnes ont commencé à me dire que je devrais écrire un livre sur le sujet, j’ai su qu’il y avait un marché. De plus, quand je décris le livre a des lecteurs potentiels, ils ouvrent de grands yeux. Cela a toujours été un signe positif. J’ai passé beaucoup de temps à envoyer des e-mails à des écoles internationales et des organisations d’expatriés. Beaucoup d’entre elles ont exprimé un grand soulagement lorsqu’elles ont su qu’un tel livre était désormais disponible. 

Selon vous, qui devrait lire votre livre ?

Ce livre devrait évidemment beaucoup aider les étudiants internationaux qui considèrent les universités américaines pour poursuivre leurs études supérieures. Mais cela aidera aussi les professeurs de lycée et les conseillers d’éducation à l’étranger qui ont du mal à comprendre le processus de candidature dans les universités américaines, les conditions à remplir par leur école et leurs étudiants. Ce livre leur donnera des idées sur la manière dont ils peuvent aider de leur mieux leurs élèves. Enfin, dans mon guide, il y a aussi un chapitre entier dédié aux parents car les universités américaines les impliquent de manière beaucoup plus importantes que dans les autres pays. Cet aspect et des considérations liées aux couts de scolarité et à la couverture sociales sont généralement des aspects méconnus des parents internationaux.

Merci Toni et bon vent !

The Stress-Free Guide to Studying in the States, A Step-by-Step Plan for International Students, de Toni Summers Hargis est disponible sur Amazon et Barnes&Nobles.


Vous pourrez en savoir plus en consultant le site de Toni Summers Hargis.

* Propos traduits de l'anglais par Véronique Martin-Place

lundi 8 juillet 2013

Lecture de l'introduction de Finding Your Feet In Chicago

Aujourd'hui, je vous propose de regarder une vidéo dans laquelle je lis l'introduction de mon livre Finding Your Feet In Chicago - The essential guide for expat families. J'espère que cela vous donnera envie de lire la suite !





Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation !

lundi 17 juin 2013

Une vidéo pour Finding Your Feet In Chicago

Cela fait plusieurs mois que j'en parle. Alors voilà, c'est fait ! Roulement de tambour, s'il vous plaît ! Voici ma première vidéo sur ce blog pour expliquer pourquoi j'ai écrit Finding Your Feet In Chicago - The essential guide for expat families, à qui il s'adresse et ce que vous y trouverez. 




Merci de diffuser et de me dire ce que vous en pensez en laissant un commentaire. 

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

lundi 27 mai 2013

Chicago en photos

En regardant mes albums photos dans Picasa, je me suis rendue compte que j'avais encore de belles photos de Chicago en stock non publiées et partagées sur ce blog, alors pour le plaisir des yeux et parce que ...

... je suis nostalgique

...Chicago me manque encore parfois

... je ne m'en lasse pas

Centre ville de Chicago - vue depuis le Shedd Aquarium

Centre ville de Chicago - vue depuis le Shedd Aquarium

The Cloud alias The Bean - Chicago

The Cloud alias The Bean - Chicago

Une des marina de Chicago - Vue sur Lake Shore Drive (LSD)

North Pond gelé dans Lincoln Park

Les photos vous ont plu ? Vous voulez en savoir plus ? Vous aimeriez y habiter ou vous allez tout simplement vous y installer ? Je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : achetez Finding Your Feet In Chicago - The essential guide for expat families en vente sur tous les sites Amazon ! Et vous saurez tout sur Chicago, votre future ville d'adoption. 


Finding Your Feet In Chicago - Disponible sur Amazon







dimanche 26 mai 2013

Quand célébrez-vous la fête des mères en expatriation ?

Un coeur pour la fête des mères

Aujourd’hui, c’est la fête des mères en France, mais pas en Chine. Car comme aux Etats-Unis, les mères chinoises sont fêtées le deuxième dimanche du mois de mai alors qu’en France, elles le sont le dernier dimanche de ce même mois. 


Je fais un peu la fanfaronne en vous expliquant tout ça mais il y a de cela quelques semaines, je n’avais aucune idée de la date de la fête des mères ni en Chine ni en France. Normal après quatre ans aux Etats-Unis où l’on suivait davantage le calendrier américain que le français. Logique aussi quand on n’habite plus en France depuis des lustres et qu’aucune publicité ni magazines n’est là pour vous le rappeler. 

Aussi entre le calendrier chinois, l’américain et le français, on m’a demandé de choisir : « Maman, quand est-ce que tu veux qu’on célèbre la fête des mères ? » m’ont demandé mes filles ? J’ai fini par répondre le jour de la fête des mères en France car j’avais envie d’être en phase avec mon pays et ma famille. Au final, on est un peu décalé cette année (par rapport au calendrier chinois), mais après tout quand on est expat, est-ce qu’on ne l’est pas un peu tout le temps ?

Enfin, si vous avez envie de savoir comment sont fêtées les mères chinoises, voici un article trouvé pour l’occasion sur Marketing Chine

Et vous, quand est-ce que vous fêtez la fête des mères en expatriation ? D’une manière générale, suivez-vous le calendrier français ou le calendrier de votre pays d’accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

Crédit Photo : Free Digital Photos

lundi 22 avril 2013

Comment se déplacer à Chicago ?

Les transports à Chicago

Se déplacer dans une nouvelle ville que l’on connait à peine n’est pas toujours évident. Il faut parfois du temps pour comprendre tous les détails, toutes les possibilités à notre disposition. 


Au mois d’avril, le site Expatclic parle des transports en expatriation et la rédactrice en chef m’a demandé d’écrire un article sur les transports à Chicago. Ce que je me suis empressée de faire avec grand plaisir, tant j’aime cette ville. L'article est disponible en français, anglais et italien. Alors, faites circulez !

Dans cet article, vous découvrirez tous les moyens possibles de vous déplacer dans la troisième plus grande ville des Etats-Unis. Cet article est un bon complément à mon livre Finding Your Feet In Chicago car je n’y ai pas abordé ce sujet, souhaitant me focaliser sur les problématiques directement liées aux familles expatriées

Et vous comment vous déplacez-vous dans votre ville d’accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

Source photo : Expatclic

vendredi 1 février 2013

Interview sur un blog ami : From side to side



Si vous voulez en savoir encore un peu plus sur Chicago et voir de très belles photos de cette ville, je vous conseille de visiter le blog From Side To Side et de lire l'interview que j'ai accordée à son auteur à propos de Finding Your Feet In Chicago, le 31 janvier.

Enjoy!

jeudi 3 janvier 2013

Pouvez-vous m’aider à faire connaître l’existence de mon livre ?


Vous le savez depuis longtemps, mon livre Finding Your Feet In Chicago, est désormais disponible en format papier mais aussi Kindle sur les sites américains, anglais et français d’Amazon. 


Maintenant, j’ai besoin de votre aide ! Pourriez-vous m’aider à faire connaître son existence afin que d’autres lecteurs le découvrent à leur tour et bénéficient des supers conseils dont le livre est truffé ? 

Pour cela, le plus simple est que vous laissiez un commentaire sur : 



Vous pouvez y laisser quelques mots ou bien vous exprimer plus longuement, mais l’essentiel est de donner votre opinion.

Enfin, ce serait fantastique que vous partagiez tout cela avec vos amis, les membres de votre famille, vos collègues de travail, les lecteurs de votre blog si vous en avez un, bref l’ensemble de votre réseau réel et virtuel (Facebook, LinkedIn, Viadeo, Twitter et tous les autres !).

Si vous avez des questions à propos du livre et que vous souhaitez partager mes réponses sur votre blog ou tout autre publication pour laquelle vous écrivez, n’hésitez pas à me contacter ! C’est avec grand plaisir que je le ferai !

Enfin, si vous avez des idées sur la manière dont je pourrais faire connaitre l’existence du livre auprès de personnes qui l’apprécieraient, je suis toute ouïe !

Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

dimanche 16 décembre 2012

Hidden In Paris – Gagnez un exemplaire !

Illustration Free Digital Photo

C’est Noël sur Expat Forever ! 


Cette semaine, je vous propose de jouer et de gagner un exemplaire de Hidden in Paris, le roman de Corine Gantz. Deux exemplaires dédicacés sont à remporter. Pour participer, il faut:


Les deux gagnants seront révélés dans une semaine à partir d’aujourd’hui. Je les contacterai alors pour obtenir leurs coordonnées. 

La couverture du roman, Hidden in Paris
Sachez que j’ai lu le livre de Corine que j’ai acheté sur Amazon et je l’ai trouvé excellent. Une fois commencé, je n’ai plus pu le lâcher. L'histoire se passe à Paris et relate la vie de trois femmes américaines, qui reprennent leurs vies en main. Les personnages sont attachants, uniques et magnifiquement bien construits par l'auteur. Si vous aimez Paris et la gastronomie française, vous allez vous régaler car ces deux éléments font partie intégrante de l'histoire. Idéal si Paris vous manque. Parfait si vous partez visiter la ville des lumières. Pour information, ce roman est en anglais. 

Bref, ne s’agit-il pas d’un petit cadeau idéal en ces fêtes de fin d’année ?

Enfin, pour terminer de vous convaincre voici un extrait de l’interview de Corine que j’avais faite en juin 2011 sur Expat Forever :

 « Expat Forever : Vous venez de publier votre premier roman en anglais Hidden in Paris. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?
Corine Gantz, auteur de Hidden in Paris

Corine Gantz : Hidden in Paris est la rencontre houleuse de trois femmes américaines qui décident de partir à Paris dans l’espoir de recommencer leur vie. Elles emménagent ensemble dans un hôtel particulier mais très rapidement cette nouvelle vie en communauté, la rencontre d’hommes Français et la vie parisienne révèlent et exacerbent leurs problèmes. Hidden in Paris est un roman léger et souvent amusant ou l’amour, l’amitié et les névroses se nouent et se dénouent tour à tour.

EF : Pourquoi avez-vous souhaité écrire ce roman ? Comment en avez-vous eu l’idée ?

CG : L’idée est venue après avoir lu plusieurs romans immondes en anglais. Je me suis mise en tête que ça ne devait pas être si difficile que ça d’écrire un livre (faux !) Et si j’en jugeais des livres que je venais de subir, être publiée serait facile. (Vraiment faux !)
L’histoire du roman s’est un peu écrite d’elle-même. J’ai eu le sentiment de suivre les personnages sans plans précis, et de laisser l’histoire évoluer. Un de mes personnages était Paris. Un autre était cette maison. Les autres personnages étaient humains et même peut être trop humains. Cette technique qui n’en est pas une n’est pas celle que je recommande. Maintenant je travaille de façon très systématique avec un plan de chapitres. Mais je laisse la fin ouverte jusqu’au bout, pour la même raison que je refuse de voir une voyante. Si je connais la fin, ou est le plaisir de la découverte ?

EF : Vous l’avez écrit en anglais. Pourquoi avez-vous fait ce choix qui me semble plus difficile au premier abord ?

CG : Je suis bien trop intimidée par la littérature française pour essayer d’en faire partie. La littérature américaine me paraissait plus accessible, la langue anglaise plus directe. Bien sûr, je fais des erreurs de grammaire et d’orthographe dans les deux langues mais au moins en anglais j’ai une bonne excuse ! »

Pour en savoir plus, il ne vous reste plus qu’à participer ! Bonne chance, bonnes fêtes de fin d’année et à bientôt sur Expat Forever !

Vous pouvez aussi suivre Corine Gantz sur son blog, Hidden in France.

Crédit Photo : Corine Gantz

lundi 17 septembre 2012

Cinq conseils pour bien s'installer à Chicago


Chicago - Lincoln Park

Si vous déménagez en famille à Chicago, suivez ces cinq conseils afin de vous faciliter la vie et de vous installer rapidement.



Faites un choix de style de vie



Avant votre arrivée, il vous faudra décider si vous voulez vivre en banlieue ou à Chicago même. Cette décision aura un très fort impact sur votre séjour et le style de vie de votre famille. Faites vos propres recherches en ligne et tenez un conseil de famille pour connaître l’avis de chaque membre de votre famille. 


Choisissez l’école de vos enfants en premier et ensuite votre domicile



La plupart des écoles publiques de Chicago sont des écoles de quartier, ce qui signifie qu’elles acceptent principalement des enfants qui vivent au sein de la carte scolaire de l’école. 


Impliquez-vous dans la vie de la communauté locale 



Cela peut-être au sein de l’école de vos enfants, à l’église ou dans une association sportive. Cette implication sera la clef d’un séjour réussi ! Gardez à l’esprit que le bénévolat aux Etats-Unis est très important, reconnu et valorisé tant socialement que professionnellement. 


Préparez-vous pour le climat 



Les hivers à Chicago sont très froids et longs alors que les étés peuvent être très chauds et humides. Lors de la recherche de votre domicile, vérifiez le chauffage et la climatisation. Il sera aussi utile d’acheter des humidificateurs pour l’hiver. A la fin de l’automne, achetez de bons vêtements d’hiver ainsi que des chaussures de neige pour toute la famille et attendez tranquillement la première chute de neige. 


Abonnez-vous à un journal local 



Cet abonnement vous permettra de savoir ce qui se passe à Chicago dans différents domaines comme la politique, l’économie, les arts, etc… Le dimanche, les journaux sont vendus avec de nombreux suppléments et beaucoup de publicités. C’est un bon moyen pour savoir où se trouvent les magasins spécialisés et les bonnes affaires. 


Pour plus de conseils afin de réussir votre installation et votre séjour  à Chicago, je vous conseille la lecture de mon livre : Finding Your Feet In Chicago - The essential guide for expat families paru en Août 2012 aux éditions Summertime Publishing. 

lundi 27 août 2012

Publication de mon guide sur Chicago pour les familles expatriées


Mon livre Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families, publié aux éditions Summertime Publishing, est désormais disponible en version papier et Kindle sur amazon.com, amazon.co.uk et amazon.fr

Si vous l’avez acheté, lu et apprécié, surtout n’hésitez pas à me laisser un commentaire sur ce blog ou encore mieux écrivez une critique sur le site Amazon de votre choix à propos de mon livre. 

Si vous avez des questions sur mon guide ou si vous souhaitez en parler sur votre blog ou rédiger un article pour un magazine papier ou en ligne, contactez-moi : contact@writerforever.com

Merci et à très bientôt sur Expat Forever pour la suite des aventures !!

Crédit photo : Véronique Martin-Place

lundi 23 juillet 2012

Quel système scolaire choisir lors d’une expatriation aux USA ?


Si vous avez pour projet de vous expatrier en famille aux Etats-Unis, vous vous posez certainement la question suivante : « Dois-je choisir une école américaine ou une école française aux Etats-Unis pour mes enfants ? » Évidemment, tout va dépendre de l’offre présente dans votre ville d’accueil. Néanmoins, si vous avez le choix entre ces deux options, il n’est alors pas facile de prendre une décision. Pour vous aider, voici quelques critères à prendre en considération avant de sauter le pas. 

L’âge de l’enfant expatrié


S’il n’y a pas d’âge précis pour qu’un enfant soit scolarisé dans un système scolaire ou dans un autre, il faut avant tout prendre en considération les besoins et la personnalité de l’enfant. S’adapte-t-il facilement ? A-t-il des facilités ou au contraire des difficultés d’apprentissage ? Ces questions sont importantes surtout si vous avez des enfants à l’école primaire. Je pense en effet qu’il est plus facile de scolariser un jeune enfant (avant 6 ans) dans le système scolaire local. Bien qu’il soit difficile de généraliser. Chaque enfant étant différent, le système local peut fonctionner pour votre aîné mais pas forcément pour votre cadet. Pas facile d’être un parent, encore moins d’être un parent expatrié !

Un choix stratégique : l’apprentissage de l’anglais en immersion totale


Je ne vais surprendre personne en disant qu’apprendre une seconde langue vivante à un jeune âge et en l’occurrence l’anglais est un avantage certain pour l’avenir académique de votre enfant. De fait, choisir une école locale, privée ou publique, permettra d’accélérer le processus et une immersion immédiate dans la culture locale. Certes, cela nécessitera des ajustements sur le long terme, notamment pour maintenir la pratique du français dans la vie quotidienne de votre enfant
C’est le choix que nous avons fait pour nos deux filles lors de notre séjour américain. Pour nous, il s’agissait clairement d’une opportunité unique à ne pas manquer puisque nous savions que notre séjour aux Etats-Unis serait limité dans le temps. A la rentrée prochaine, elles intègreront une école française à l’étranger et resteront désormais dans le système éducatif français*. 

La durée de votre séjour américain


Connaître la durée de votre expatriation est un critère essentiel par rapport à ce type de décision. Et il faut bien le reconnaître, il y a très souvent une incertitude qui plane autour de la durée d’une expatriation : on peut très bien partir pour une mission de 18 mois et cinq ans plus tard toujours être là (la situation inverse est aussi possible). Sachez néanmoins, qu’un séjour court peut être une belle opportunité pour votre enfant de s’immerger dans une nouvelle culture en l’inscrivant dans une école locale, surtout s’il est relativement jeune. A l’inverse, s’il y a une forte incertitude autour de la durée de votre contrat, choisir une école française sera pour votre enfant un gage de continuité dans un contexte de changement fort. 

Dans le cadre de ce que j’appelle des expatriations récurrentes (un nouveau pays tous les trois ou cinq ans), le mieux est de choisir un système éducatif et d’éviter d’en changer à chaque nouvelle expat, dans la mesure du possible. N’oubliez pas que l’école et donc le système scolaire choisi peut devenir le seul fil directeur de la vie quotidienne de vos enfants, leur seul point d’ancrage avec la famille proche. 

Si vous projetez de venir vous installer à Chicago et que vous hésitez sur le choix de l’école, je vous conseille la lecture de mon livre Finding Your Feet In Chicago – The essential guide for expat families, publié aux éditions Summertime, et disponible sur tous les sites d'Amazon. 

Et vous, quel choix scolaire avez-vous fait lors de votre expatriation ? Pour quelles raisons ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

*Nos filles ne sont restées finalement qu'un an dans le système français à Shanghai, en Chine. Après un an au lycée français, nous les avons inscrites dans une école internationale au curriculum britannique (Dulwich College Shanghai) et nous ne l'avons jamais regretté.

Dernière mise à jour de cet article, le 22 juin 2015.

Crédit Photo : Free Digital Photos

jeudi 26 avril 2012

Bien vivre son expatriation au quotidien à Chicago


Chicago - Le jour du Marathon (Octobre 2011)
Voici les dix petites et grandes choses du quotidien qui me font apprécier mon séjour d’expat à Chicago. Parfois, il suffit de pas grand-chose pour se sentir bien. 
  1. Le lac Michigan et sa promenade du Nord au Sud.
  2. La vue magnifique depuis les rives du lac sur le centre-ville quand on vient du Nord.
  3. Les « How are you doing ? » systématiques des gens de mon quartier même si parfois c’est juste pour la forme.
  4. L’optimisme ambiant même si parfois ils en rajoutent un peu. 
  5. Lincoln Park et je dirais même plus Lincoln Park. 
  6. Les transports en commun. Ça change la vie par rapport à L.A.
  7. Les nombreux squares aménagés pour les enfants. Certains ont même des piscines !
  8. Les places de parkings (ou les garages) toujours disponibles juste devant le magasin. 
  9. La baguette de chez Panera Bread, les viennoiseries et le bon pain de l’Austrian Bakery.
  10. Et parce que je me suis complètement intégrée : Starbucks, American Girl et les matchs de soccer de mes filles le samedi.

Et vous, c’est quoi vos petits ou grands trucs qui vous font apprécier votre ville ou votre pays d’accueil ? Partageons nos expériences pour mieux vivre notre expatriation. 

samedi 31 mars 2012

Visiter Chicago en trois jours avec des enfants


Chicago vu du ciel
Découvrez Chicago en famille ! C’est possible grâce à un emploi du temps qui alterne visites culturelles, shopping et détente tout en permettant aux parents d’explorer la ville. 

Vous en avez assez des jérémiades de vos ados qui ne veulent plus vous suivre dans les musées et ne pensent que shopping et jeux vidéos. Les plus petits sont fatigués et ne rêvent que d’une escale au parc ou dans un square. Ne cherchez pas plus loin. Venez à Chicago où vous contenterez tout le monde, y compris vous, les parents. 

Jour 1 : Découverte de Chicago.
  • Prenez tout d’abord le temps d’avoir une meilleure vision d’ensemble de la ville. Pourquoi ne pas le faire depuis le dernier étage d’un des nombreux gratte-ciels de la ville ? Pour cela, deux possibilités s’offrent à vous : la John Hancock Tower (ou Big John) et la Willis Tower (anciennement Sears Tower). La première se situe au début de Michigan Avenue dans le quartier de Gold Coast. Au 94ème étage se trouve l’Observatoire John Hancock. Il existe différents tarifs mais ils incluent tous un « multimedia tour » gratuit. Il s’agit d’un petit appareil audio qui guidera adultes et enfants dans leur visite. Ce tour est disponible en français. Quant à la Willis Tower, elle se situe dans la partie ouest du Loop, le quartier d’affaires de Chicago. Au 103ème étage se trouve le Skydeck qui vous permettra d’avoir une vue imprenable sur toute la ville. La grande attraction de la Willis Tower a été l’ajout en 2009 d’énormes boîtes en verre (ledges) qui vous donnent l’impression d’être suspendue dans le vide. Une expérience unique !

  • Une fois redescendu sur le plancher des vaches, direction Michigan Avenue et le Magnificient Mile ! Si vous avez choisi de voir la ville depuis la John Hancock Tower, vous y êtes déjà. Le Magnificient Mile est cette partie de Michigan Avenue qui part du croisement avec Oak Street jusqu'à la rivière Chicago au sud. Tous les plus beaux magasins y sont concentrés. C’est un peu l’équivalent de nos Champs-Elysées. A quelques pas de la John Hancock Tower, à côté de Macy, se trouve le magasin American Girl. Il s’agit d’une visite incontournable pour les petites filles et leurs mamans. Même les plus réticentes n’y résisteront pas. Il s’agit d’un magasin de poupées, mais pas n’importe lesquelles. Ce sont des reproductions de nos petites têtes blondes (brunes ou rousses). Vous découvrirez aussi des poupées « historiques » qui donnent une touche éducative à l’ensemble. 
  • Pour terminer la journée de manière relaxante, dirigez vous vers Millenium Park. Ce parc, situé au cœur de la ville et à proximité du lac, regorge d’activités. En hiver, on y patine. En été, les activités pour les enfants y sont nombreuses : concerts, expositions, festivals, etc. … De nombreuses sculptures y sont présentes. La plus connue et la plus appréciée est sans doute la « Cloud Gate », rebaptisée le « Bean » par les habitants de Chicago. Ne manquez pas de vous y regarder et de vous y photographier ! A proximité se trouve la « Crown Fountain ». Les enfants vont adorer ! Si vous visitez Chicago en été, ce sera un bon moyen de les rafraîchir après une longue journée de découvertes et de marche. Prévoyez maillot de bain (sous les vêtements), change et serviette de bain, car ils ne résisteront pas. 

Jour 2 : Culture et loisirs de 7 à 77 ans.
  • Pour cette deuxième journée à Chicago, il s’agira d’alterner les envies des uns et des autres. Le matin sera culturel avec la visite du Museum Campus au sud de la ville. Il regroupe le Field Muséum (musée d’histoire naturelle), le Shedd Aquarium et l’Adler Planétarium. Vous ne pourrez pas visiter les trois en une matinée. L’aquarium semble mieux adapté pour de jeunes enfants qui adoreront les dauphins, les bélugas et autres pingouins. Les passionnés de dinosaures choisiront le Field Museum afin d’admirer le squelette de Sue, un Tyrannosaure, qui trône au milieu de l’immense hall du musée. 
  • L’après-midi sera sous le signe d’une relative détente avec la visite du zoo de Lincoln Park et de sa ferme au nord de la ville. En plus des animaux, vous pourrez y prendre le goûter et contenter les tout-petits avec un tour ou deux de manège ou faire une pause active dans le square aménagé en face de l’entrée ouest du zoo. 


Jour 3 : Shopping et détente.
  • Avant de quitter Chicago, Navy Pier, situé au bord du lac Michigan et à quelques minutes de Michigan Avenue, vous permettra à la fois de faire vos dernières emplettes mais aussi pourquoi pas de faire une excursion en bateau sur le lac, d’admirer la ville une dernière fois depuis la grande roue ou mieux encore depuis une montgolfière. 
  • Afin de recharger vos batteries et celles de vos enfants, un après-midi à la plage s’impose pour terminer votre séjour. Les plages les plus accessibles depuis le centre ville de Chicago sont Montrose Beach, North Avenue Beach, North Shore Beach et Oak Street Beach. 


Cet article a été initialement publié sur Suite101.fr le 3 mars 2010 © Véronique Martin-Place.

vendredi 9 mars 2012

Interview d'expat : rencontre avec Marc Martin-Gianni, fondateur du site Télétuteur


Marc Martin-Gianni
Une fois par mois, Expat Forever vous propose de rencontrer une femme expatriée, un expat entrepreneur ou parfois les deux en même temps afin de mieux comprendre et d’appréhender la vie au quotidien en expatriation. 

Ce mois-ci, la donne change puisque c’est un homme, Marc Martin-Gianni, qui s’est prêté au jeu des questions réponses ! Marc en est déjà à sa quatrième expatriation en tant que conjoint accompagnateur. Il vient de créer son entreprise en ligne, Télétuteur, qui selon moi intéressera beaucoup les familles expatriées francophones !

Expat Forever: Bonjour Marc. D’où êtes-vous originaire ?

Marc Martin-Gianni : Bonjour. J’ai des origines corses et dauphinoises ; mais le côté corse l’emporte largement. J’espère les bons côtés uniquement. Mais ma base est à Lyon, depuis 1986.

EF : Où vivez-vous actuellement et depuis combien de temps ? 

MM-G : Nous vivons presque entre deux villes puisque que notre code postal correspond à Bethlehem et que nos taxes sont payées à Lower Nazareth. Ces deux villes sont situées en Pennsylvanie, dans la Lehigh Valley, à deux heures de New York et environ une heure de Philadelphie. 

EF : Est-ce votre première expatriation et quelle en est la raison ? 

MM-G : C’est ma quatrième expatriation, si je compte celle de ma petite enfance. J’ai en effet passé six ans au Maroc, juste après ma naissance en Corse. A part cette expatriation donc, les trois autres avaient pour raison principale et unique l’amour... J’ai suivi ma femme qui a eu la possibilité de partir pour le compte de sa société. 

EF : Pouvez-vous retracer votre parcours d’expatrié et votre ressenti personnel pour chacun des endroits ou vous avez vécu jusqu'à maintenant ?

MM-G : A l’âge adulte, ma première expatriation date de 1999. J’ai passé trois ans et demi à Hong Kong. C’est un très bon souvenir. Nous étions jeunes et beaux... sans enfants surtout, ce qui nous a permis de voyager énormément (Vietnam, Chine, Bali, Australie, Nouvelle Zélande, Malaisie, Thaïlande, Philippines). J’ai appris à aimer un continent qui ne m’attirait pas beaucoup à l’époque. Notre premier enfant est né là-bas, ce qui crée des liens encore plus forts.
Après un retour sur Lyon de six ans, nous sommes repartis en 2008 au Canada, à Toronto, initialement pour trois à cinq ans, mais nous n’y sommes restés que deux ans. Toronto est une grande ville cosmopolite avec une forte composante asiatique. Cela nous a fortement rappelé Hong Kong, d’autant que le quartier où nous vivions était « très asiatique ». Nous y avons retrouvé de bons restaurants chinois. Nous avions un cercle d’amis (essentiellement français) avec qui nous avons fait beaucoup de week-ends dans des cottages au bord des lacs. Nous avons pas mal voyagé dans le pays et même passé un jour de l’an à Cuba. C’est une bonne expérience également... trop courte.
Depuis 2010, nous vivons donc aux Etats-Unis. Les choses sont assez différentes puisque nous sommes plus dans la campagne ce qui a des avantages (maison plus grande avec piscine, tranquillité, gens plus relax) et des inconvénients (moindre offre culturelle surtout), mais NYC et Philadelphie ne sont pas trop loin et il se passe aussi des choses ici, mais surtout cela nous oblige à avoir une voiture. C’est indispensable pour tout, ce qui n’était pas le cas à Toronto et encore moins à Hong Kong où nous n’avions d’ailleurs pas de voiture. Il est également plus difficile de trouver un emploi que dans une grande ville.

EF : Pensez-vous qu’il est plus difficile d’être un conjoint accompagnateur quand on est un homme que lorsque l’on est une femme ? Pourquoi ?

MM-G : Je ne suis pas sûr que cela soit plus dur pour un homme. Tout dépend si l’on travaille ou pas. Si on a le statut “d’homme au foyer“, cela est peut-être plus dur à vivre pour certains. Le conditionnement social fait que même chez les plus jeunes, il peut être mal vu pour un homme de rester à la maison pendant que madame travaille. Mais si on assume cela... il n’y a pas de problème. 
Il me semble qu’en général, les problèmes que celui qui accompagne peut rencontrer ne sont pas liés au sexe : la frustration née de l’arrêt ou de la mise entre parenthèses d’une carrière, l’isolement relatif... mais je peux me tromper. Et puis les mamans regardent souvent avec tendresse les rares papas qui amènent leurs enfants à l’école... ça n’est pas désagréable. 

EF : Quel est votre vécu par rapport au fait d’être un conjoint accompagnateur? Quelles ont été et sont les réactions autour de vous ?

MM-G : Mon vécu est assez mitigé en fait. Quand je travaillais (j’ai enseigné à Hong Kong et à Toronto), il n’y avait pas de soucis. Le fait de ne plus travailler depuis notre arrivée aux Etats-Unis est plus pénible à vivre. Quand je dis travailler, je parle d’un travail “socialement reconnu“. Je ne suis pas inactif depuis deux ans, j’ai suivi deux formations de scénariste, j’écris un roman et je viens de créer un site. Mais ce sont des activités pour l’instant peu productives (financièrement et socialement) et ce sont des activités solitaires. L’isolement est sans doute la chose la plus difficile à vivre. J’ai des activités à l’extérieur pour palier à cela (karaté, yoga, cours d’anglais...) mais le fait de ne pas être professionnellement inséré est plus délicat à assumer. Je n’ai jamais connu le chômage en France, mais je comprends ce que peuvent ressentir des chômeurs de longue durée... et je n’ai pas derrière moi de pression financière puisque le statut de mon épouse nous permet de vivre confortablement.
Mais encore une fois et pour rebondir sur la question précédente, je pense qu’une femme qui aurait été active avant l’expatriation, aurait pu avoir le même ressenti.
Les réactions autour de nous n’ont jamais été négatives, que ce soit de la part de la communauté expatriée ou de la part des “locaux“. 

EF: Quelles difficultés avez-vous rencontré au début de votre installation aux Etats-Unis ?

MM-G : Pas de difficultés particulières si ce n’est l’isolement évoqué auparavant. Le fait d’avoir passé deux ans à Toronto a permis un atterrissage en douceur. Le choc aurait été sans doute plus “rude“ si nous étions arrivés directement de France. Toronto est une grosse ville nord américaine, semblable à beaucoup de villes américaines. Les gens sont plus ouverts ici, plus curieux aussi. Toronto a les tares des grosses villes comme Paris : gens pressés, stressés par le rythme...

EF : Vous avez créé en 2012 le site Télétuteur. Comment et pourquoi avez-vous été amené à développer un tel projet ? 

MM-G : Ce site que je viens de créer est probablement né du fait que je possède la triple casquette de père (qui doit suivre les devoirs et c’est parfois “intense“), d’enseignant (qui avait un réel besoin de reprendre contact avec son métier de base) et d’expatrié (qui connaît les difficultés que peuvent créer l’éloignement pour trouver des gens compétents en éducation et parlant français). Un cours via Skype ne remplacera pas une relation “directe“ en face à face, mais dans des cas bien précis, cela me semble une solution très intéressante et prometteuse. Et je pense que dans le futur, la technologie nous permettra d’aller plus loin.


EF : Quels genres de services proposez-vous ? 

MM-G : Le site Télétuteur s’adresse en priorité aux enfants expatriés (aux Etats-Unis ou ailleurs) qui ne suivent pas une scolarité dans un système français, et dont la durée d’expatriation est plus ou moins connue. Cela dit, je suis ouvert à toutes propositions.
Je propose 3 types de services : 
- une aide aux devoirs ou un suivi du programme du CNED.
- un soutien scolaire en cas de difficultés passagères ou plus profondes.
- une préparation à l’apprentissage de la lecture pour les enfants de cinq ans. Cela peut être très utile et efficace pour des enfants dont le retour en France coïncidera avec une entrée au CP. 
Je propose également des cours de français à des non francophones.


EF : Sur le moyen – long terme, comment souhaitez-vous faire évoluer ce projet ?

MM-G : J’espère que ce site coïncidera à des attentes et qu’il prendra de l’ampleur. C’est mon ambition. Si cela ce passe ainsi et que la demande dépasse l’offre, je souhaite pouvoir m’associer avec d’autres collègues à travers le monde pour avoir une offre suffisante qui de plus ne souffrira pas des décalages horaires. Mes expatriations m’ont permis de nouer des liens solides en Asie et au Canada.  

EF : D’un point de vue personnel mais aussi professionnel, quels avantages trouvez-vous dans la réalisation d’un tel projet ?

MM-G : Si je devais me définir par un seul mot, je dirais création (ou créateur). Un enseignant est pour moi un créateur : créateur de l’envie d’apprendre chez ses élèves, création des conditions et des situations pour la progression de ses élèves. Je détruis mes fiches de préparation d’une année sur l’autre (je peux garder les idées, les moyens, pas les fiches) pour avoir le plaisir et l’effort à faire de les recréer l’année suivantes (si j’ai le même niveau). J’écris, je peins, je construis des objets pour mes enfants... La création est un moteur pour moi. Donc créer un site et une micro entreprise était une nouveauté pour moi, un challenge excitant.
Je suis inquiet de l’état du système éducatif public français et s’il n’est pas réformé en profondeur, je pense que les choses ne vont pas s’arranger. Si ce site se développe bien, il pourrait me permettre à terme de quitter l’Education Nationale... non sans regrets.

EF: Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans votre vie d’expatrié et pourquoi ?

MM-G : Ce qui me plaît le plus c’est ce qui m’enrichit : la découverte et la confrontation parfois à une culture différente, à des mentalités différentes. J’ai compris pas mal de choses sur les Etats-Unis depuis que je suis là. Pour être totalement honnête, la vie d’expatrié permet aussi, quand l’un des deux a le statut d’expatrié, d’avoir un niveau de vie supérieur à celui que nous avions en France. C’est un aspect non négligeable qu’il faut garder à l’esprit avant le retour en France. Cela permet de nombreux voyages pour découvrir le pays.

EF : Qu’est-ce que vous détestez le plus dans ce mode de vie et pourquoi ?

MM-G : Il n’y a rien que je déteste... heu si peut-être le fait qu’ils conduisent mal et qu’ils fassent presque tout dans leur voiture.
Plus sérieusement, ce qui me dérange le plus, c’est l’éloignement avec la famille. Je suis fils unique, mes parents vieillissent, donc cela crée une petite pression. Mais la technologie moderne permet de nous parler et de nous voir une fois par semaine via Skype. Lors de notre première expatriation, nous avions offert à nos parents des fax... Internet commençait à peine...

Q: Que conseillerez-vous à d’autres hommes qui s’apprêtent à suivre leur conjointe à l’étranger pour la première fois ?

MM-G : S’ils s’apprêtent à partir, c’est que la décision est donc prise. 
Chaque cas étant unique, il est difficile de donner des conseils généraux. Je leur recommande après la phase d’installation et de découverte, soit de chercher un emploi dans la mesure du possible, soit de s’impliquer dans des associations, de faire du sport en club, de participer à la vie de l’école de leurs enfants si enfants il y a, et surtout d’essayer de comprendre en profondeur la culture, la sociologie du pays qu’ils habitent.
Je crois que c’est à nous de faire l’effort d’aller vers les habitants du pays qui nous accueille, pas le contraire.

EF : Merci Marc et longue vie à Télétuteur !

MM-G : Merci à vous, Véronique. 

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